Nettoyage syndrome de Diogène dans les Pyrénées-Orientales 66 avec Nova Clean Diogene
Dans les Pyrénées-Orientales, les situations de logement saturé, insalubre, parfois inhabitables, ne se limitent pas à un quartier ou à un type d’habitat. On en rencontre en centre-ville de Perpignan, dans des maisons de village du Vallespir vers Céret, dans des appartements en résidence sur Saint-Cyprien ou Canet-en-Roussillon, dans des maisons plus isolées côté Conflent vers Prades, ou encore dans des logements de littoral à Argelès-sur-Mer, Elne, Le Barcarès, Cabestany, Rivesaltes, Thuir, Saint-Estève. Le syndrome de Diogène, lui, n’est pas une question de paresse ni de mauvaise volonté. C’est une situation complexe, souvent liée à une souffrance psychique, à un isolement, à un deuil, à une perte de repères, parfois à des troubles cognitifs. Et, concrètement, ça finit par se voir dans le logement.
Nova Clean Diogene intervient dans tout le 66 pour remettre les lieux en sécurité, débarrasser, trier, désinfecter, traiter les nuisibles si besoin, neutraliser les odeurs, et permettre un retour à un habitat sain. Mais une intervention réussie ne se joue pas seulement sur des machines et des produits. Elle se joue sur une méthode, une manière d’entrer en relation, et une coordination intelligente avec les proches et les services locaux quand c’est nécessaire.
Reconnaître une situation de Diogène sur le terrain, sans juger
On parle souvent de logement encombré, mais sur place la réalité est plus nuancée. Voici des signaux très concrets qui reviennent souvent dans le 66 :
Des circulations impossibles : couloir bloqué, accès à la cuisine ou à la salle de bain partiel, portes qui ne s’ouvrent plus complètement.
Un empilement qui dépasse l’encombrement classique : sacs, cartons, journaux, objets au cas où, parfois sur toute la hauteur.
Des zones humides ou grasses : cuisine, plan de travail, sols collants, frigo inutilisable, vaisselle incrustée.
Des traces de nuisibles : mouches, cafards, rongeurs, mites alimentaires, punaises de lit dans certains cas.
Des odeurs persistantes : ammoniaque, moisi, déchets organiques, litière, urine, denrées avariées.
Un risque électrique : multiprises enfouies, rallonges, appareils sous des piles d’objets, disjonctions régulières.
Une altération du bâti : moisissures, infiltrations non traitées, sols gonflés, plinthes pourries, peinture cloquée.
Une personne qui refuse l’accès, annule les rendez-vous, ou accepte mais à condition qu’on ne touche à rien.
L’enjeu, c’est de sécuriser sans braquer. Dans beaucoup de cas, la personne vit une peur réelle : peur de perdre ses affaires, peur qu’on vole, peur d’être déplacée, peur d’être humiliée. L’approche doit être calme, progressive, et cadrée.
Les risques à ne pas sous-estimer dans un logement très encombré
Dans un département où les températures peuvent monter, notamment côté littoral et plaine du Roussillon, les problèmes biologiques et odorants s’aggravent plus vite que dans des zones plus froides. Ajoutez à ça des logements parfois anciens en centre-ville, avec ventilation limitée, et vous obtenez une situation qui se dégrade rapidement.
Les risques principaux :
Risques pour la santé
Allergènes (moisissures, acariens), irritations respiratoires, crises d’asthme.
Bactéries et virus dans les zones souillées.
Parasites et nuisibles.
Risque de piqûres et de surinfections, surtout chez les personnes âgées.
Risques d’accident
Chutes (piles instables, passages étroits).
Coupures (verre, métal, seringues parfois, déchets dangereux).
Incendie (papier, textiles, surcharge électrique).
Blocage des issues (évacuation impossible en cas d’urgence).
Risques juridiques et de voisinage
Plaintes pour odeurs, insectes, dégradations communes.
Mise en demeure du bailleur, du syndic, ou de la mairie.
Procédures liées à l’insalubrité ou au péril selon l’état du logement.
Ce que Nova Clean Diogene fait réellement lors d’une intervention dans le 66
Une intervention Diogène sérieuse ne se résume pas à tout jeter. Elle suit des étapes, avec des décisions prises au bon moment.
1) Visite technique et plan d’action
On évalue :
le volume à débarrasser (au sol, en hauteur, nombre de pièces réellement utilisables),
l’état sanitaire (déchets organiques, souillures, présence d’animaux),
les risques (électricité, gaz, structure, humidité),
l’accès (étage sans ascenseur à Perpignan centre, ruelles étroites, stationnement),
les contraintes (syndic, horaires, bruit, tri imposé).
À la fin, vous avez un plan clair : durée, nombre d’intervenants, moyens, et un budget réaliste.
2) Tri cadré, avec règles simples
Pour éviter les conflits et accélérer :
On définit des catégories : à jeter, à recycler, à donner, à conserver.
On prévoit une zone de sauvegarde (un coin propre où l’on met les papiers importants et objets de valeur).
On travaille avec des bacs transparents ou des sacs étiquetés pour que la personne ou la famille puisse vérifier.
Dans les cas sensibles, on avance pièce par pièce. Le salon peut attendre si la salle de bain est inutilisable : on rétablit d’abord l’indispensable.
3) Débarras et évacuation
On gère :
la manutention,
l’évacuation vers les filières adaptées,
la protection des parties communes si copropriété,
la remise en état d’un volume de vie minimal.
4) Nettoyage intensif et désinfection
Selon le niveau, cela va :
du dégraissage et décapage des sols,
au lavage haute performance,
à la désinfection virucide/bactéricide/fongicide,
au traitement des odeurs (neutralisation, parfois ozone avec protocole sécurisé si pertinent),
au traitement nuisibles si nécessaire.
5) Option remise en état légère
Une fois propre, on voit ce qui manque pour redevenir habitable :
remplacement de silicone, joints, petits rebouchages,
nettoyage des murs, parfois remise en peinture,
remplacement de revêtements trop abîmés,
remise en service cuisine / sanitaires.
Budgets réalistes en Pyrénées-Orientales selon le niveau de saturation
Les gens demandent souvent un chiffre tout compris dès le premier appel. On peut donner des ordres de grandeur, mais la vérité est qu’un Diogène se chiffre au volume, au risque sanitaire, à l’accessibilité, et au niveau de remise en état attendu.
Voici une grille utile pour se repérer, en restant pragmatique :
Niveau 1 : logement très encombré mais peu souillé
Objectif : retrouver de la circulation, évacuer, nettoyer fort.
Souvent : papiers, cartons, objets, vaisselle, poussière, gras.
Budget fréquent : quelques milliers d’euros, variable selon surface et accès.
Niveau 2 : encombrement + zones sales marquées
Objectif : débarras complet, nettoyage en profondeur, désinfection ciblée, odeurs.
Souvent : frigo à vider, cuisine bloquée, salle de bain dégradée, nuisibles possibles.
Budget fréquent : plus élevé, avec plusieurs jours d’équipe.
Niveau 3 : insalubrité lourde
Objectif : sécurisation, évacuation massive, désinfection totale, traitement nuisibles, neutralisation odeurs, parfois dépose de matériaux.
Souvent : déchets organiques, excréments, urine, animaux, risques biologiques, moisi étendu.
Budget fréquent : nettement supérieur, proche d’un chantier.
Ce qui fait varier le prix (et qu’on oublie souvent) :
4e étage sans ascenseur en centre de Perpignan, c’est du temps et des bras.
Stationnement impossible dans certaines rues, ça ralentit et multiplie les manutentions.
Une copropriété exige parfois des protections, des horaires, des passages précis.
Un tri au détail avec présence de la personne prend plus de temps qu’un débarras direct, mais peut être indispensable pour l’acceptation.
Réglementation applicable et pratiques locales dans le 66
Sans rentrer dans un langage juridique lourd, il y a des réalités simples :
Propriétaire, locataire, copropriété : qui doit agir
Le locataire doit user du logement en bon père de famille et éviter les troubles de voisinage. Mais quand il y a trouble psychique, la situation se traite souvent avec accompagnement social plutôt qu’avec menace.
Le propriétaire doit fournir un logement décent. S’il y a dégradation grave, il peut engager des démarches, mais il a aussi intérêt à sauver son bien vite.
En copropriété, le syndic intervient dès qu’il y a nuisances, risques, ou atteinte aux parties communes.
Insalubrité, salubrité, péril : qui intervient
Dans le 66, le point d’entrée varie :
La mairie, via le service hygiène/santé, dès qu’il y a un problème de salubrité, d’odeurs, de nuisibles ou de danger local.
L’ARS, via sa délégation départementale, pour les situations liées à l’insalubrité au sens sanitaire et aux risques de santé publique.
La préfecture intervient dans certaines procédures et coordinations administratives.
Contacts utiles à Perpignan :
Préfecture des Pyrénées-Orientales, Perpignan : 04 68 51 66 66.
ARS Occitanie, délégation départementale 66, Perpignan : 04 68 81 78 00.
Ville de Perpignan, direction hygiène et santé : 04 68 66 30 66.
Aides locales et accompagnement dans les Pyrénées-Orientales
Quand le logement est en crise, le nettoyage ne suffit pas : il faut souvent une continuité. Dans le 66, plusieurs dispositifs peuvent aider selon la situation (revenus, âge, handicap, isolement, dettes, statut locatif).
Maisons sociales de proximité et antennes du Département 66
Elles sont un point d’entrée concret : évaluation sociale, orientation, aide administrative, accompagnement. Exemples dans le département (liste publique) : Perpignan, Rivesaltes, Thuir, Prades, Argelès, Céret, Font-Romeu.
Quelques accueils cités par le Département :
MSP Foch (Perpignan sud) : 04 68 86 69 00.
MSP Agly (Rivesaltes) : 04 68 64 26 29.
MSP Aspres Ribéral (Thuir) : 04 68 53 69 55.
MSP Conflent (Prades) : 04 68 96 68 00.
MSP Côte Vermeille (Argelès) : 04 68 95 35 10.
MSP Vallespir (Céret) : 04 68 87 50 80.
Fonds de solidarité pour le logement géré au niveau départemental
Le FSL sert à soutenir l’accès ou le maintien dans un logement (dépôts de garantie, dettes, énergie, eau), selon conditions. Dans une situation Diogène, il peut parfois aider indirectement en stabilisant la situation (impayés, rétablissement des contrats, maintien).
CCAS, communes et aide de proximité
Le CCAS est souvent l’endroit le plus rapide pour activer une veille, un registre, une évaluation, et des aides locales. À Perpignan, le pôle Sénior Autonomie du CCAS est joignable au 04 68 34 88 34.
Conseil logement et droits : ADIL 66
Quand il y a conflit bailleur/locataire, questions de décence, assurance, responsabilités, l’ADIL est utile pour clarifier et éviter les erreurs. ADIL 66 (Perpignan) : 04 68 52 00 00.
Soutien psychologique et santé mentale : ressources locales utiles
Dans les situations Diogène, il est fréquent qu’un nettoyage tenu dans le temps nécessite un suivi. Pas forcément une hospitalisation, mais au minimum un relais : médecin traitant, CMP, association familles, dispositifs d’écoute.
CH Thuir et secteur de psychiatrie
Le Centre hospitalier de Thuir est un acteur central de la santé mentale dans le département. Standard : 04 68 84 66 00.
UNAFAM 66 pour les proches
Quand on est enfant, frère, sœur, voisin proche, et qu’on ne sait plus comment parler, comment poser des limites, comment demander de l’aide sans trahir, l’UNAFAM accompagne. Contact Pyrénées-Orientales : 06 88 59 08 62.
Chiffres locaux pour situer les enjeux dans le 66
Le département compte environ 496 855 habitants au 1er janvier 2023 (population de référence publiée par l’Insee).
Le vieillissement est marqué : une publication économique locale indique une part importante de population de 60 ans et plus (33,2 %), au-dessus de la moyenne nationale mentionnée dans le même document.
Ce contexte compte, parce que les situations de Diogène se croisent souvent avec l’âge, l’isolement, la perte d’autonomie, ou des problèmes de santé mentale. Et dans un département où une grande partie de la vie se joue entre la ville-centre, le littoral et des zones plus rurales, l’isolement peut être très rapide dès qu’on n’a plus de mobilité.
Étude de cas détaillée à Perpignan : appartement saturé, voisinage en crise, retour à un logement vivable
Ville choisie : Perpignan, parce qu’on y retrouve souvent un cocktail typique : habitat collectif, escaliers étroits, proximité immédiate des voisins, et parfois une vraie tension de copropriété.
Situation de départ
Appartement T2 dans une copropriété, quartiers proches du centre.
La personne vit seule, retraitée, peu de visites, relations distendues avec la famille.
Les voisins se plaignent d’odeurs et d’insectes, le syndic met la pression.
À l’intérieur : amas de sacs, cartons, vêtements, vaisselle, restes alimentaires. Cuisine inutilisable. Salle de bain accessible mais très dégradée. Multiprises sous des piles d’objets.
Première étape : sécuriser la relation
La famille avait déjà tenté de faire un grand nettoyage un week-end. Résultat : conflit violent, rupture de dialogue. La priorité a été de remettre un cadre apaisé :
Une seule personne référente côté famille.
Un objectif court et acceptable : dégager la cuisine et le chemin d’entrée, pas tout vider.
Une règle : rien ne part sans être montré, sauf déchets manifestement dangereux.
Deuxième étape : tri et sauvegarde
On met en place une zone neutre, propre :
papiers administratifs retrouvés au fil du tri,
clés, moyens de paiement, documents médicaux,
objets à forte valeur affective.
Le tri s’est fait par contenants, pas par jugement :
ce qui est cassé/insalubre,
ce qui est propre et utile,
ce qui est en doublon massif.
Troisième étape : débarras ciblé et évacuation
On a évacué en priorité :
les déchets organiques et emballages souillés,
les textiles imprégnés d’odeurs,
les volumes qui bloquaient l’accès aux fenêtres et radiateurs.
À ce stade, le logement respirait déjà mieux, et la personne a accepté l’étape suivante.
Quatrième étape : nettoyage, désinfection, odeurs
Dégraissage cuisine, remise à nu des surfaces.
Nettoyage des sols avec protocole adapté.
Désinfection des points critiques.
Neutralisation odeurs (sans masquer) pour éviter la rechute liée à l’inconfort olfactif.
Cinquième étape : relais local et maintien
La famille a activé un relais social et une démarche de suivi, pour éviter le retour en arrière. Dans ce type de cas, les points qui aident le plus sont :
un passage régulier (même court) d’un proche ou d’un intervenant,
un rendez-vous médical posé dans le temps,
une organisation simple : un sac sortant par jour, une zone interdite au stockage, une poubelle toujours accessible.
Résultat concret après intervention :
circulation rétablie,
cuisine fonctionnelle,
salle de bain utilisable,
baisse immédiate des plaintes de voisinage,
reprise d’un dialogue familial, parce que la personne ne s’est pas sentie dépossédée.
Conseils très pratiques pour les proches et les bailleurs dans le 66
Si vous êtes proche et que la personne refuse l’intervention
Ne menacez pas d’emblée. Posez une seule demande, concrète : laisser entrer 20 minutes.
Parlez sécurité, pas propreté : risques de chute, incendie, santé.
Proposez un tri en présence, pas une évacuation en douce.
Évitez la phrase on va tout jeter. Dites plutôt on va dégager pour que tu puisses vivre mieux.
Si vous êtes bailleur ou syndic
Documentez : photos, constats, courriers, mais gardez une porte ouverte.
Cherchez le contact avec la famille quand c’est possible.
Activez la mairie si risque sanitaire ou nuisibles, et l’ARS si besoin de relais sanitaire.
En cas d’urgence vitale ou danger immédiat, appelez les secours.
Si vous êtes voisin
Privilégiez un signalement factuel : odeurs, insectes, risques, sans insulter ni afficher.
Passez par le syndic et/ou le service hygiène de la mairie.
Comment se passe une demande d’intervention avec Nova Clean Diogene dans les Pyrénées-Orientales
Premier échange téléphonique : on identifie le niveau, l’urgence, la présence ou non de la personne, et les contraintes (copropriété, accès).
Visite technique si nécessaire : chiffrage et méthode.
Intervention : équipe, protections, tri, débarras, nettoyage, désinfection.
Restitution : logement rendu vivable, et conseils de maintien adaptés à la situation réelle.
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